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Intégrer l’environnement sonore dans l’approche globale « Une seule santé » (One Health)
Description :
Les crises climatique, environnementale et sanitaire révèlent les interdépendances entre activités humaines, milieux de vie et santé. Dans ce contexte, le concept « Une seule santé » (One Health) s'impose progressivement comme un cadre de référence pour l'action publique. Fondé sur une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, il invite à dépasser les logiques sectorielles pour construire des politiques plus cohérentes, plus résilientes et plus durables.
Dans ce cadre, l’environnement sonore reste encore peu structuré comme objet de politique publique intégrée. Le bruit est aujourd’hui reconnu comme un déterminant de la santé humaine, avec des effets déjà largement documentés. Il interagit également avec les milieux de vie et les usages des territoires. À l’inverse, la qualité des paysages sonores, la préservation de zones calmes ou d’espaces de ressourcement contribuent au bien-être des populations comme à la qualité des milieux.
Le sonore est ainsi à la fois produit des activités humaines, perçu par les populations et structurant pour les écosystèmes. Cela invite à dépasser une approche centrée sur la seule réduction des nuisances pour le considérer comme une composante à part entière des milieux de vie, au croisement de ces différents enjeux.
Dans cette perspective, cette conférence plénière proposera une réflexion prospective sur l’intégration de l’environnement sonore dans le paradigme « Une seule santé ». Elle s’attachera à interroger l’articulation entre santé humaine, biodiversité, urbanisme et qualité des ambiances sonores, ainsi que les liens avec les stratégies d’adaptation au changement climatique, en mettant en lumière l’un des défis majeurs de la conception des bâtiments : concilier le confort d’été, qui encourage le recours à la ventilation naturelle, avec une protection efficace contre les bruits extérieurs. Elle questionnera enfin les outils permettant de mieux appréhender ces enjeux de manière conjointe : indicateurs, méthodes d’observation et innovations.
Au-delà des avancées scientifiques, cette session interrogera également les conditions de gouvernance nécessaires à cette transition. Comment rapprocher chercheurs, collectivités, services de l'État, professionnels, acteurs de la santé, associations et citoyens afin de construire une approche véritablement transdisciplinaire ? Comment faire évoluer les politiques de lutte contre le bruit vers une politique de valorisation des environnements sonores favorables à la santé, en intégrant la préservation des espaces positifs, des zones calmes et de la biodiversité ?
En conclusion de la dixième édition des Assises nationales de la qualité de l’environnement sonore, cette plénière propose une mise en perspective : considérer l’environnement sonore non plus comme un enjeu isolé, mais comme une composante des politiques de santé, et d’aménagement. Elle invite à penser des paysages sonores plus souhaitables, à la croisée des enjeux sociaux, écologiques et sanitaires.
Conférence animée par :
Intervenants :
Anne GUERRERO
Résumé : L’appropriation et la déclinaison du concept « une seule santé » au sein d’une entreprise
Aujourd’hui, le transport ferroviaire est incontestablement la solution de mobilité capacitaire la plus durable. Le Groupe reste pleinement mobilisé pour renforcer son impact positif sur la société et les territoires (adaptation au changement climatique, ancrage territorial, utilité sociale), tout en réduisant son empreinte environnementale (décarbonation, économie circulaire, biodiversité, réduction des nuisances sonores).
Le secteur ferroviaire s’inscrit donc pleinement dans le concept comme un levier majeur pour un meilleur équilibre global et dans les territoires sur les trois piliers d’ « une seule santé ». En intégrant les dimensions de santé humaine, animale et environnementale, cette approche systémique rompt avec des stratégies parfois trop cloisonnées et favorise une meilleure coordination des actions. Elle permet ainsi de mutualiser les efforts, en générant des co-bénéfices à plusieurs niveaux : réduction des pollutions, préservation de la biodiversité, amélioration de la santé humaine (des populations, des usagers des transports, des salariés) et du cadre de vie.
Néanmoins, nous devons jouer avec des injonctions et des enjeux parfois contradictoires : l’introduction/application de ce concept est un vrai projet/défi pour une entreprise.