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Réduction du bruit ferroviaire : où en est-on ?

Article créé le mercredi 15 novembre 2006

Le principal problème d’environnement auquel est confronté le chemin de fer, qui compte pour l'un des plus durables des modes de transport, n’est autre que le bruit. Un rapport technique paru en juillet dernier décrit les enjeux liés à la réduction du bruit ferroviaire en Europe et prône le recours aux matériaux composites pour le remplacement des semelles de freins en fonte, qui sont à l'origine du bruit de roulement des wagons de fret en Europe. En effet, le type de frein influe directement sur les conditions d’usure de la roue et donc aussi du rail (rugosité). A condition d’agir significativement sur la flotte en circulation, les choix correspondants conditionnent la qualité du contact roue-rail, source de bruit particulièrement importante en matière de fret ferroviaire. Ce rapport s’appuie sur un atelier de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) organisé en octobre 2005, consacré à la réduction du bruit des wagons de marchandises, ainsi que sur l’état des connaissances au printemps 2006.

Il ressort de ce rapport que la généralisation des semelles de frein en matériaux composites, notamment dans le cadre des plans d'action relevant du bruit ferroviaire (requis par la législation sur le bruit dans l’environnement), permettrait des gains acoustiques très significatifs, et ce sur la totalité du trajet des wagons. De fait, six cent mille wagons sont concernés en Europe. Le coût de remplacement se situerait entre 1 et 3 milliards d'euros (suivant l’option technique choisie, semelle LL ou K). Des études de rentabilité ont établi que le rééquipement des wagons de marchandises avec des semelles en matériaux composites affiche le meilleur rapport coût-utilité. Ce rapport peut encore être optimisé si les semelles en matériaux composites sont associées à d’autres mesures de réduction du bruit. Par exemple, dans les cas où les semelles composites n'apportent pas les gains suffisants pour respecter les objectifs acoustiques fixés, le recours complémentaire aux écrans acoustiques est nécessaire. En outre, si elles étaient mise en œuvre dans le cadre d'une stratégie adaptée, ces deux solutions – les semelles en composites et les écrans acoustiques – permettraient d’accélérer sensiblement la résorption des points noirs du bruit ferroviaire. Ces deux moyens d’action sont d'ailleurs clairement préconisés par la circulaire du 25 mai 2004 pour le traitement des points noirs, avec un ordre de priorité privilégiant d’abord le recours à toutes les solutions agissant directement sur la source de bruit, puis, si besoin, en complément, celles consistant à intervenir au plus près de la source.

Sur cette question de la réduction du bruit ferroviaire en Europe, trois conférences européennes se sont déjà tenues (la dernière a eu lieu les 9 et 10 novembre 2006 à Pise).Réduction du bruit des wagons de marchandise - Rapport périodique - Juillet 2006 - Jakob Oertli (CFF) - Peter Hübner (UIC)

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