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Nuisances sonores des terrasses : le réalisme de la Ville de Genève

Article créé le jeudi 03 octobre 2013

gnv-trrss-cfPour remédier au problème des nuisances sonores occasionnées la nuit par certaines terrasses des cafés, depuis cet été, la Ville de Genève a mis en place une série de mesures concrètes.

A Genève, depuis cet été, les cafetiers-restaurateurs qui désirent utiliser une terrasse jusqu’à 2h00 du matin doivent appliquer trois mesures concrètes : mise en place d’une affiche sensibilisant les consommateurs aux nuisances sonores ; obligation pour l’exploitant de suivre une formation relative à la gestion des nuisances sonores ; obligation de communiquer aux autorités l’identité et les coordonnées des responsables à joindre lorsque l’exploitant attitré est absent. Au début de l'été 2013, les quelque 900 cafetiers-restaurateurs situés sur le territoire de la commune de Genève ont reçu un courrier précisant ces nouvelles conditions d’exploitation de leurs terrasses. Cette démarche de la Ville de Genève, à laquelle le canton s'est associé, a été élaborée en concertation avec les organes représentatifs des établissements (Société des Cafetiers, Restaurateurs et Hôteliers de Genève et Grand Conseil de la nuit).

Si ce premier train de mesures ne suffit pas et que des problèmes de bruit persistent, un deuxième niveau d'obligations est prévu : engagement d’un chuchoteur pouvant être partagé avec d'autres établissements entre 22h et 2h du matin ; dès minuit, utilisation de gobelets consignés et recyclables (suppression des gobelets en verre) ; aménagement de la terrasse de manière à atténuer les nuisances sonores.

Si d'aventure ces deux niveaux de mesures ne suffisaient toujours pas, une instance de coordination sera chargée d'examiner en détail l'origine des nuisances afin de permettre aux autorités municipales de prendre des mesures qui peuvent aller jusqu’à la fermeture de la terrasse.

Source : Ville de Genève - Site officiel - www.ville-geneve.ch

Commentaires  

 
#3 Roger Lefort 02-12-2013 16:36
La Ville de Paris s'embarque dans une démarche bien différente. Celle qui brigue la Mairie de Paris, avec toutes les chances d'y parvenir, veut créer des "quartiers festifs" où tout sera permis (pour la fête) mais où les habitants n'auront pas le droit de se plaindre du bruit et des nuisances dont ils sont victimes.
Pourquoi Anne Hidalgo veut-elle chasser les parisiens de leur domicile en rendant leurs quartiers invivables ?
Un parisien qui souhaite le rester.
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#2 Anne Penneau 02-12-2013 13:35
On est heureux d’apprendre que la protection de la liberté d'entreprendre versus économie de la nuit trouve, en Suisse, sa limite dans l'impératif de protection du voisinage.
La méthode de la riposte graduée a l'avantage de bien situer les responsabilités et évitera que les établissements parviennent à se faire passer pour les victimes des riverains agressés par les nuisances. Elle ne verse pas dans une conception dévoyée de la concertation où, de réunions en réunions, rien ne se passe en dehors que quelques actions très insuffisantes sur lesquelles une Ville communique beaucoup.
Quand on pense qu'à Paris des associations se démènent depuis des années pour aboutir à des chartes qui ne sont même pas obligatoires vis-à-vis ceux qui les signent... Incroyable ? Voyez le témoignage d'un quartier parisien : http//www.lesriverainsdel abutteauxcaille s.fr
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#1 Gilles Pourbaix 02-12-2013 10:54
Si ça marche à Genève, ça pourrait marcher à Paris, ou Nantes, ou Toulouse, ou Rennes, ou (la ville de votre choix) ?
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