L’association Qualitel a publié un baromètre sur le rapport des Français aux aléas climatiques dans leur logement. Chaleur, froid, sinistres liés au catastrophes naturels, ...ces aléas peuvent avoir une incidence directe sur l’ambiance sonore de notre lieu de résidence.
En interrogeant presque 4 000 personnes âgées de 18 ans et plus, Qualitel s’est rendu compte que la satisfaction des Français vis-à-vis de leur logement était nettement plus forte pour les logements récents (-10 ans). De manière générale, la majorité des Français (86 % d’entre eux) a déjà été confronté à un aléa climatique, dans les dix dernières années, avant ou sans dégât matériel. Et c’est la canicule qui arrive en tête, avant la sécheresse et la grêle. Or, les logements ne sont pas armés pour affronter les canicules, en particulier dans les appartements (60 %). 15 % des interrogés pensent devoir déménager à cause des aléas climatiques dans les 20 prochaines années.
Chez soi, nous sommes 66 % à ne pas supporter la chaleur. La température est jugée insupportable à partir de 27 degrés le jour et 25 degrés la nuit, et c’est encore plus vrai dans les studios (74 %), dans les métropoles et l’agglomération parisienne (72 %), en appartement (71 %) et dans les logements en location (71 %). Notre perception de la chaleur est plus intense lorsque l’on habite dans une construction en bois, que dans une construction en parpaing/béton, ou en brique. De plus, aucune région n’est épargnée : les Français se plaignent de la chaleur dans leur logement aussi bien en région PACA (69 %) qu’en région parisienne (70 %), et ce, même dans des logements récents. En général, plus d’un français sur deux considère que son logement n’est pas adapté aux fortes chaleurs.
Forcément, cette chaleur a un impact délétère sur le sommeil des interrogés, qui ont déjà eu du mal à dormir la nuit à cause de la chaleur (78 %). Pour supporter cela, ils sont la moitié à ouvrir les fenêtres pour faire des courants d’air (51 %).
La recherche d’air frais s’accompagne souvent d’un compromis sonore défavorable
Or, dans un logement surchauffé, on constate plusieurs impacts indirects sur l’environnement sonore intérieur. Face à la chaleur, les occupants ouvrent souvent fenêtres et balcons, parfois en permanence pour tenter de faire entrer de l’air plus frais. Cependant, ouvrir les ouvertures augmente fortement l’entrée des bruits extérieurs (trafic, travaux, personnes, sirènes, etc.). À défaut d’ouvrir, certains utilisent des ventilateurs ou climatiseurs, qui génèrent eux-mêmes du bruit (moteurs, flux d’air), et peuvent donc accroître l’ambiance sonore intérieure, même en fermant les fenêtres. En clair, les logements mal adaptés aux fortes chaleurs exposent davantage au bruit.
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