Le bruit ambiant des open-spaces au coeur des études de l'INRS

En décembre 2019, l'INRS* a publié son dernier rapport qui présente notamment les études réalisées et en cours sur le risque d'exposition au bruit des travailleurs. Parmi les sujets centraux du travail de l'association figure l'évaluation du bruit ambiant en open-space en déterminant des indicateurs d'exposition aux bruits de parole. De la même manière, l'INRS a travaillé sur les multi-expositions au travail, et en particulier sur l'empoisonnement des cellules sensorielles de l'oreille interne par les substances chimiques volatiles.

INRS rapport Etudes Recherches 2018 2019Bruit ambiant en open-space

L'évolution des technologies nécessite une attention particulière aux nuisances physiques provoquées par les machines. L'INRS va poursuivre les travaux sur le bruit des équipements et des lieux de travail, et renforcer l'accompagnement des responsables du respect des valeurs limites d'exposition. Sept études ont été menées sur le bruit, dont trois sur le tertiaire, deux sur les protections d'oreilles, et une sur la fatigue auditive des salariés des lieux musicaux. Quatre études portent sur les vibrations (pour en savoir plus, voir la page 50).

L'INRS travaille notamment sur une méthode de mesures et d'indicateurs visant à évaluer la qualité acoustiques des bureaux ouverts. En effet, le bruit ambiant constitue la principale source de gêne dans ces bureaux, notamment les conversations intelligibles. 

Rappelons que contrairement aux lieux de production (ateliers...), le Code du travail n'impose pas de valeurs seuils dans les bureaux ouverts (open-spaces). La norme NF S 31-199, d'application volontaire, fournit un référentiel pour les performances acoustiques des espaces ouverts de bureau permettant un dialogue technique et un engagement formel entre les différents acteurs intervenant dans la programmation, la conception, la construction ou l'aménagement d'espaces ouverts de travail : clients finaux, maîtres d'ouvrages, prescripteurs, bureaux d'études, etc.

Effet des COV sur l'audition

Selon une étude de l'INRS menée en 2017, les composés organiques volatiles (COV) comme le toluène peuvent abîmer les cellules cilliées de l'oreille interne, et aggraver les effets du bruit sur la santé des travailleurs. Certains solvants peuvent même perturber le réflexe de protection de l'oreille interne contre les bruits de forte intensité (pour en savoir plus, voir la page 74 du rapport).

Leur objectif pour 2022 est d'identifier les dangers encourus par les salariés exposés à des combinaisons de nuisances. 

*L'INRS est l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Rapport de l'INRS ED4485, "Etudes&Recherches 2018/2019", décembre 2019