Les chiffres du bruit

de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, souffriront de déficience auditive à des degrés divers d’ici à 2050
(OMS - mars 2021)
Premier rapport mondial sur l'audition de l'OMS

Premier rapport mondial sur l’audition

Près de 2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, souffrira de déficience auditive à des degrés divers d’ici à 2050, avertit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le premier rapport mondial sur l’audition. Si l’on ne fait rien, au moins 700 millions de ces personnes auront besoin de soins auriculaires et auditifs et d’autres services de réadaptation. Le rapport montre qu’il faut intensifier rapidement l’action menée pour prévenir et combattre la perte d’audition en investissant dans les soins auriculaires et auditifs et en les rendant plus largement accessibles. Il a été établi que les investissements dans les soins auriculaires et auditifs étaient rentables : l’OMS estime que pour 1 dollar des États-Unis d'Amérique investi, les gouvernements peuvent escompter un gain de près de 16 dollars.

Crédit photo : All Ears International/G. Vaughan

C'est le coût social du bruit en France 
(Enquête CNB/Ademe, mai 2016)
Ademe

Le coût social du bruit en France

En 2016, le Conseil National du Bruit (CNB) a publié une étude sur  « l’approche économique du bruit » et notamment l’évaluation des coûts induits par le bruit. L'étude, réalisée par le cabinet EY (anciennement Ernst &Young), financée par l’ADEME estime le coût sur la santé du bruit des transports à 11,5 milliards d’euros par an en France, dont 89% induit par le trafic routier. Les troubles du sommeil représentent l’impact le plus fort (54% du coût total sur la santé), devant la gêne (40%) et les maladies cardiovasculaires (6%).

Dans sa feuille de route 2020-2022, le CNB s'est engagé à poursuivre et développer les études sur le coût social du bruit. En 2021, l'ADEME a choisi un nouveau cabinet afin d'affiner l’estimation du coût social du bruit en France et proposer des mesures d’évitement convergentes air et bruit. La nouvelle estimation n'est pas encore disponible.

des français s'estiment aujourd'hui plus sensibles à la qualité de l'environnement sonore qu'auparavant 
(CidB, juillet 2020)
Rapport d'enquête CidB, juillet 2020

Evolution de la perception du bruit liée à la crise sanitaire

83 % des personnes ayant répondu à cette enquête étaient déjà plutôt sensibles ou très sensibles au bruit avant le confinement, on notera cependant que, globalement, 57 % des répondants s’estiment aujourd’hui plus sensibles à la qualité de l’environnement sonore qu’auparavant. 60 % des personnes les moins sensibles à leur environnement sonore avant le confinement le sont devenues après, contre 49 % parmi les personnes se déclarant sensibles au bruit.

Tous les chiffres du bruit

La crise sanitaire covid-19 et ses effets sur l'environnement sonore
93%
des victimes de nuisances sonores subissaient déjà des nuisances avant le confinement, mais pour la majorité, elles se sont amplifiées depuis le confinement.
(Collectif Droit au Sommeil Paris, 2020) 
chiffres du bruit jna 2020 avenir

Sondage sur les Victimes de Nuisances Sonores Nocturnes à Paris, collectif Droit au Sommeil PARIS

Individus bruyants sur la voie publique (75 %), activités bruyantes des Cafés-Restaurants (58 %) et véhicules motorisés (52 %) sont les principales causes des nuisances sonores nocturnes à Paris. Les victimes dénoncent notamment les personnes alcoolisées ou droguées sur la voie publique (56 %), les terrasses des Cafés-Restaurants (45 %), et les deux-roues motorisés (47 %). 2 victimes sur 3 subissent les nuisances depuis plus de 2 ans. Pour 93 % des victimes, les nuisances sonores étaient déjà présentes avant le confinement, mais pour la majorité, elles se sont amplifiées depuis le déconfinement. On constate que la nuit parisienne est de plus en plus bruyante : 83 % des sondés relatent une aggravation des nuisances sonores nocturnes depuis l’époque où ils ont emménagé.

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23%

des télétravailleurs à temps plein utilisent un casque ou des écouteurs minimum deux heures par jour, contre 12 % avant la crise sanitaire
(JNA, mars 2021)


chiffres du bruit jna 2020 avenir

Enquête Ifop-JNA - La place de l’audition dans la santé des Français : Impacts COVID-19

23% des télétravailleurs à temps plein utilisent un casque ou des écouteurs minimum 2 heures par jour (vs 12% en moyenne) et 65% indiquent que cette durée d’écoute quotidienne s’est intensifiée avec la crise sanitaire (vs 39% en moyenne). Plus d’un tiers des télétravailleurs quotidiens ont déjà ressenti souvent des troubles auditifs suite à l’usage de ces appareils (casque, écouteurs), soit presque le triple de la moyenne. Conséquence logique de cette surexposition aux nuisances sonores, 25% d’entre eux ont recherché des informations concernant leur audition au cours des 12 derniers mois (vs 14% en moyenne).

 

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80%

des télétravailleurs affirment que la pollution sonore a des répercussions sur leurs comportements et dégrade leurs conditions de travail
(Enquête Ifop - JNA, octobre 2020)

teletravail

Enquête Ifop - JNA « Comprendre la parole au travail, un défi ? »

Plus d’un actif sur deux en télétravail (53%) déclare être gêné par le bruit et les nuisances sonores sur son lieu de travail. Pour plus de 80% des télétravailleurs, la pollution sonore a des répercussions sur leurs comportements et dégrade leur qualité de travail. Alors que la gêne auditive provoque des difficultés de compréhension de la parole lors de conversations téléphoniques pour 50% des actifs en poste, cette proportion s’élève à 65% chez les télétravailleurs.

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60%

des personnes les moins sensibles à leur environnement sonore avant le confinement le sont devenues après
(Enquête CidB - juillet 2020)


enquête perception cidb 2020

Enquête sur l'évolution de la perception du bruit liée à la crise sanitaire, CidB, juillet 2020

Une sensibilité au bruit accrue

83 % des personnes ayant répondu à cette enquête étaient déjà plutôt sensibles ou très sensibles au bruit avant le confinement, on notera cependant que, globalement, 57 % des répondants s’estiment aujourd’hui plus sensibles à la qualité de l’environnement sonore qu’auparavant. 60 % des personnes les moins sensibles à leur environnement sonore avant le confinement le sont devenues après, contre 49 % parmi les personnes se déclarant sensibles au bruit.

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76%

des français ont ressenti des bénéfices en termes de santé liés à la réduction des sources de bruit durant la période de confinement
(Enquête CidB - juillet 2020)


enquête perception cidb 2020

Enquête sur l'évolution de la perception du bruit liée à la crise sanitaire, CidB, juillet 2020

Une santé améliorée

Durant la période de confinement, des bénéfices en termes de santé liés à la réduction des sources de bruit ont été ressentis par 76 % des répondants. Ces bienfaits ont été notables en ce qui concerne la réduction de la gêne (76 %), la diminution de la fatigue (45 %), l’amélioration de la qualité du sommeil (40 %), l’augmentation de la concentration (40 %), la baisse de l’énervement (25 %).

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38%

des français pensent que mettre en place des mobilité « douces » moins bruyantes pour les déplacements quotidiens est un moyen efficace de réduire l'impact des bruits de circulation sur l'environnement sonore
(Enquête CidB - juillet 2020)

enquête perception cidb 2020

Enquête sur l'évolution de la perception du bruit liée à la crise sanitaire, CidB, juillet 2020

Des transports moins bruyants et surtout moins de déplacements
Mettre en place des mobilités « douces » moins bruyantes pour les déplacements quotidiens (38 %) et limiter les déplacements (13 %) sont des moyens efficaces de réduire l’impact des bruits de circulation sur l’environnement sonore.

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38%

des habitants d'appartement affirment que la période de confinement leur a donné envie de déménager, soit trois fois plus que les habitants de maison
(Enquête Qualitel - Ipsos, juin 2020)

qualitel sondage juin2020 confinement

Le confinement, révélateur des inégalités dans la qualité du logement

20 % des Français ont « mal supporté » leur logement pendant le confinement. A noter : La France des campagnes note mieux la qualité de son logement pendant la période, devant les villes moyennes puis les métropoles (l’Île-de-France arrive en dernier). Un échantillon représentatif de 2 600 Français ont répondu à 63 questions et noté leur logement sur la base de 17 critères dont l'isolation acoustique,  qui composent le Qualiscore, indice de la qualité perçue du logement.

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-3.9 points

Sur une échelle de 0 (pas bruyant) à 10 (très bruyant), l’intensité perçue du bruit autour de chez soi passe de 6,3 points en moyenne à 2,4 points. Il s’agit d’une baisse significative de 3.9 points
(Rapport Acoucité, juin 2020)

acoucité sondage confinement

Rapport d'Acoucité, Résultats de l’étude « Confinement COVID-19 : impact sur l’environnement sonore »

Les personnes enquêtées étaient invitées à évaluer l’intensité du bruit perçu à leur domicile avant puis pendant le confinement, toutes sources confondues, sur une échelle graduée de 0 (pas du tout bruyant) à 10 excessivement bruyant.Sur une échelle de 0 à 10, l’intensité perçue du bruit, toutes sources confondues, passe de 6,3 points en moyenne à 2,4 points. Il s’agit d’une baisse hautement significative de 3.9 points. Les écarts types sont de 2.4 pour la période normale et 2.23 pour le confinement.

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86%

Baisses comprises entre 52% et 86% de l’énergie sonore générée par les circulations ferroviaires
(Rapport Bruitparif, juillet 2020)

bruitparif rapport covid ferroviaire

Rapport Bruitparif, Les modifications de l’environnement sonore en Île-de-France constatées lors de la période de confinement

Les riverains des chantiers à l'arrêt, en particulier ceux du Grand Paris Express, peuvent également profiter du silence, jour comme nuit, avec l’arrêt des chantiers qui s’est généralisé depuis le 18 mars 2020. Le graphique ci-joint illustre les diminutions très importantes observées du bruit ambiant sur les périodes diurnes et nocturnes aux abords de certains chantiers qui font l’objet d’une surveillance continue par Bruitparif (voir https://chantiers.sgp.bruitparif.fr/ ). En fonction des chantiers et des autres sources de bruit potentiellement en présence, la baisse des niveaux sonores observée les jours ouvrés varient entre 6 et 22 dB(A) en journée et entre 5 et 18 dB(A) la nuit.

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