Après l'annulation du premier projet par le Conseil d'Etat en juillet dernier, un nouveau projet de dérogations au couvre-feu sur l'aéroport de Beauvais-Tillié (Oise) est présenté au public. Le nouvel arrêté, aux conditions plus strictes, est soumis à l'avis du public jusqu'au 17 novembre.
Pour lutter contre le bruit autour des grands aéroports, 18 associations et collectifs saisissent le Conseil d'Etat d'une demande d'application de la législation européenne.
Dans un article paru dans le dernier numéro de la revue trimestrielle Echo Bruit, Laurent LEYLEKIAN, coordinateur du projet ANIMA à la Direction des Affaires Internationales (ONERA), nous parle du projet ANIMA, qui fournit des pistes pour mieux aborder la gêne due au bruit des avions. Il milite pour l’adoption de bonnes pratiques qui dérogent à la traditionnelle vision tout-technique pour réaffirmer la prééminence de mécanismes démocratiques de consultation des populations.
La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) a récemment mis à jour le guide apportant des éléments de méthodologie pour la réalisation de cartographies du bruit aérien. Cette quatrième édition intervient à la suite du changement de l'outil d'élaboration des cartes de bruit réglementaires et les évolutions des référentiels internationaux avec notamment l'introduction d'une nouvelle méthode de substitution.
L’Autorité de contrôle des nuisances aériennes (ACNUSA) a publié son rapport d'activité 2021. Le rapport revient sur une année marquée par l'effondrement du trafic passagers dû à la crise sanitaire et à la fermeture des frontières. Pour la reprise des activités, la protection des populations contre les nuisances sonores nocturnes reste une priorité. L'ACNUSA recommande la mise en place d'un observatoire national des mouvements de nuits afin d’aider à améliorer la planification et la programmation des vols.
Depuis 2013, pas moins de 1244 riverains des plus gros aéroports français ont été interrogés dans le cadre de l'étude épidémiologique intitulée Débats (Discussion sur les Effets du Bruit des Aéronefs Touchant la Santé). Publiés en octobre, les résultats de l'étude ne sont pas surprenants, ils confirment ceux d'études réalisées à l'étranger. Tous s'accordent à dire que l’exposition au bruit des avions en France a des effets délétères sur l’état de santé perçu, la santé psychologique, la gêne, la quantité et la qualité du sommeil et les systèmes endocrinien et cardiovasculaire. Exposition au bruit qui ne fait qu'augmenter !
Au 1er juin 2020, la réglementation change dans le cas de la vente d’un bien immobilier situé à proximité d'un aéroport : L’acquéreur d’un logement doit être informé par le vendeur que le bien acheté est situé dans une zone d’exposition au bruit prévue par un plan d’exposition au bruit (PEB) des aérodromes.
Le 27 mai 2020, l'Acnusa (Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires) a remis son rapport public 2020 au secrétaire d'Etat chargé des transports auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle fait le bilan des suites données aux recommandations de 2019 et émet trois nouvelles recommandations pour l’année en cours.
L'aérodrome Lille-Lesquin fait son entrée dans le dispositif de la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA) en tant qu'aérodrome du troisième groupe. A partir du 1er juillet 2020, le tarif de la TNSA pour l'aérodrome de Lille-Lesquin sera de 1 euro. Le montant du tarif de la taxe pour les autres aéroports concernés reste inchangé depuis le 1er juillet 2019.