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Les chiffres du bruit

Politique, société

147 milliards d'euros, c'est le coût social du bruit en France (Ademe, 2021)

Le coût social du bruit en France est estimé à 147,1 milliards d'euros par an. Les deux-tiers (66,5%) des coûts sont liés aux transports : le bruit routier représente 54,8% des coûts, le bruit ferroviaire 7,6% et le bruit aérien 4,1%. Cependant, une partie non négligeable du coût total provient aussi du voisinage : environ 17,9%, dont 12% pour les seuls bruits des particuliers. Il en est de même du bruit dans le milieu du travail qui représentent 14,2% du coût total. 1,4% est par ailleurs lié à des dépenses de surveillance et de R&D. Quatre mesures d'évitement simultané du bruit et de la pollution de l'air ont été analysées. Elles permettent de réduire les coûts sociaux liés aux deux types de nuisances, dont la source est souvent commune. Ces quatre mesures spécifiques concernent le transport routier, les établissements scolaires et les chantiers.

66 000 décès prématurés liés aux nuisances sonores en UE (EEA, 2025)

Un Européen sur cinq est exposé à des niveaux de bruit nocifs liés aux transports routiers, ferroviaires et aériens. Le trafic routier est la source de bruit la plus répandue, exposant environ 92 millions de personnes, contre 18 millions pour le trafic ferroviaire et 2,6 millions pour le bruit des avions.

Source : EEA. Environmental noise in Europe 2025. EEA report 05/2025. 24 juin 2025.

1 personne sur 5 dans l’UE est exposée à des niveaux de bruit nuisibles (AEE, 2024)

Plus d'un citoyen de l'UE sur cinq est exposé à des niveaux chroniques nocifs de bruit de la circulation routière. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé dans de nombreuses zones urbaines. Le nombre de personnes «hautement ennuyées» et «résellement perturbées» doit être réduit de 5,4 millions et 1,5 million, respectivement, afin d'atteindre les objectifs de pollution zéro à l'horizon 2030 pour la pollution sonore. Sur la base des niveaux et des mesures actuellement en place, la perspective d'atteindre ces objectifs est faible.

Le bruit est la 2e cause de décès liés à la pollution (UE, 2022)

Le bruit est la deuxième cause de décès liés à la pollution dans l'Union européenne, après la pollution atmosphérique, et l'exposition au bruit va croissant.

1/3 des Français a déjà eu une altercation liée au bruit (Semaine du son de l'Unesco, 2025)

À l’occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine du Son de l’Unesco, une étude OpinionWay, réalisée pour La Semaine du Son, révèle une situation préoccupante : les nuisances sonores altèrent gravement la santé auditive des Français, avec des répercussions particulièrement alarmantes chez les plus jeunes.

Source : La Semaine du son de l'Unesco / Opinion Way. Sondage exclusif Semaine du Son Opinionway sur le bruit et la santé ! 2025.
2,4 milliards d'euros par an sont dépensés dans la lutte contre le bruit (Min. Transition écologique, 2024)

En 2021, les dépenses allouées à la lutte contre le bruit ont atteint un montant significatif de 2,4 milliards d’euros, soit une augmentation de plus de 17 % en euros courants par rapport à l’année précédente. Cette hausse témoigne d’une reprise marquée des dépenses post-covid, notamment dans le domaine de l'isolation acoustique des bâtiments qui enregistre une hausse de 19,6 %, et représente l’essentiel des dépenses dédiées à la gestion du bruit. Les ménages contribuent de manière prépondérante au financement de ces dépenses, en couvrant les trois quarts du total, suivies par les entreprises, et les administrations publiques.

Les principales dépenses concernent surtout la rénovation acoustique des fenêtres dans le bâtiment ainsi que le remplacement des silencieux des véhicules et le traitement des routes et des points noirs.

Source : SDES. La dépense de lutte contre le bruit en 2021. 2024

Le sonore rapporte 43 milliards d'euros à l'économie française (Semaine du Son de l'Unesco, 2026)

Pour l’association La semaine du son, le cabinet d’études Asterès a évalué la contribution du sonore à l’économie française. D’après les résultats de l’enquête, ce secteur rapporterait plus de 43 milliards d’euros d’activité et plus de 140 000 emplois.

Source : Semaine du son de l'Unesco/Asterès. La contribution du sonore à l’économie française : 43 Mds€ d’activité & plus de 140 000 emplois. 2026.


Bruit et santé

66 000 cas de mortalité par an en Europe sont liés au bruit (AEE, 2024)

D’après l'Agence Européenne pour l’Environnement (AEE), le bruit serait à l’origine de plus de 66 000 cas de mortalité prématurée par an en Europe.

1 personne sur 4 devrait avoir des problèmes d'audition d'ici 2050 (OMS, 2021)

Près de 2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, souffrira de déficience auditive à des degrés divers d’ici à 2050, avertit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le premier rapport mondial sur l’audition, qui paraît aujourd’hui. Si l’on ne fait rien, au moins 700 millions de ces personnes auront besoin de soins auriculaires et auditifs et d’autres services de réadaptation. Ajourd'hui au niveau mondial, 1,5 milliard de personnes sont atteintes d’une déficience auditive plus ou moins prononcée. Parmi elles, 430 millions ont besoin de services de réadaptation. Plus de un milliard de jeunes adultes risquent une déficience auditive permanente évitable car ils ont des pratiques d’écoute non sûres.

1 Français sur 4 est touché par un trouble de l'audition (Inserm, 2022)

1 Français sur 4 de 18 à 75 ans est touché par une forme de trouble de l'audition.

15 millions de personnes sont acouphéniques en France (JNA-IFOP, 2023)

L’association JNA, en partenariat avec l’association de patients France Acouphènes, a publié une étude scientifique d’évaluation des coûts des acouphènes.   Avec l’appui de la société d’études Sanoïa, l’association a mené une enquête auprès de plus de 1 500 répondants, permettant d’évaluer le poids des acouphènes pour les malades et la société.  

Aujourd’hui, il existe 15 millions de personnes acouphéniques en France, soit 10 % des adultes, dont 1 % souffrent d’acouphènes sévères. Si l’âge moyen d’apparition des symptômes est évalué à 41 ans, ils concernent toutes les tranches d’âge, y compris les plus jeunes.  

La première consultation par un professionnel de santé arrive sept ans après les premiers symptômes. Sur les causes des acouphènes, elles ne sont pas toujours identifiées par les malades (pour la moitié d’entre eux). Un quart des interrogés a identifié un évènement particulier comme la cause de leurs acouphènes. 1/4 des acouphéniques ont relaté un traumatisme sonore. En outre, certains malades vivent des comorbidités telles qu’une perte auditive, de l’hyperacousie (hypersensibilité au bruit), des vertiges, des migraines, etc. Pour 60 % des acouphéniques, l’effet du bruit potentialise les acouphènes, de même que le stress et les troubles du sommeil. 

Le coût global des acouphènes est ainsi estimé à 12 milliards d’euros par an par l’étude. 

1 Français sur 2 exposé au bruit souffre d’une perte d’audition (Semaine du Son, 2025)

Un français sur deux déclare ressentir une perte auditive en raison de son exposition au bruit. Cette proportion monte jusqu'à à 60 % chez les 18-24 ans. Il apparait urgent d'informer et de sensibiliser sur les risques auditifs. Les seniors seraient les moins touchés (45 % des 65 ans et plus déclarant des troubles auditifs liés au bruit). 44 % des interrogés souffrent d’acouphènes, particulièrement chez les jeunes adultes. Sans grande surprise, l’association impute cela aux pratiques à risques liées à l’écoute de la musique.

1 enfant pour 1000 naît avec une surdité profonde (hôpital universitaire Necker-Enfants malades, 2023)

En France, un enfant sur 1000 naît avec une surdité profonde avec 80% d'origine génétique, dont plus de 120 formes identifiées.


Bruit et sommeil

Pour bien dormir, le niveau de bruit ne devrait pas être supérieur à 30 dB(A) (OMS, 2018)

Selon l’OMS, pour bien dormir, le niveau de bruit à l’intérieur de la chambre ne devrait pas être supérieur à 30 dB(A).

À titre de comparaison, une voix chuchotée et perçue à une distance de seulement un mètre se situe à environ 40 dB(A). Entre 40 et 55 dB(A), les personnes les plus vulnérables (enfants, malades, séniors) sont affectées par le bruit. Au-delà de 55 dB(A), une proportion notable de la population est fortement gênée dans son sommeil et le risque de contracter une maladie cardiovasculaire est avéré.

1 Français sur 4 est touché par un trouble de l'audition (Inserm, 2022)

1 Français sur 4 de 18 à 75 ans est touché par une forme de trouble de l'audition.

15 millions de personnes sont acouphéniques en France (JNA-IFOP, 2023)

L’association JNA, en partenariat avec l’association de patients France Acouphènes, a publié une étude scientifique d’évaluation des coûts des acouphènes.   Avec l’appui de la société d’études Sanoïa, l’association a mené une enquête auprès de plus de 1 500 répondants, permettant d’évaluer le poids des acouphènes pour les malades et la société.  

Aujourd’hui, il existe 15 millions de personnes acouphéniques en France, soit 10 % des adultes, dont 1 % souffrent d’acouphènes sévères. Si l’âge moyen d’apparition des symptômes est évalué à 41 ans, ils concernent toutes les tranches d’âge, y compris les plus jeunes.  

La première consultation par un professionnel de santé arrive sept ans après les premiers symptômes. Sur les causes des acouphènes, elles ne sont pas toujours identifiées par les malades (pour la moitié d’entre eux). Un quart des interrogés a identifié un évènement particulier comme la cause de leurs acouphènes. 1/4 des acouphéniques ont relaté un traumatisme sonore. En outre, certains malades vivent des comorbidités telles qu’une perte auditive, de l’hyperacousie (hypersensibilité au bruit), des vertiges, des migraines, etc. Pour 60 % des acouphéniques, l’effet du bruit potentialise les acouphènes, de même que le stress et les troubles du sommeil. 

Le coût global des acouphènes est ainsi estimé à 12 milliards d’euros par an par l’étude. 


Transports

50 % des Français sont exposés au bruit des transports (Sénat/CSA, 2025)

Selon un sondage exclusif commandé par la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, près d'un Français sur deux se déclare exposé à la pollution sonore due aux transports. 45 % des Français se considèrent en effet exposés au bruit des transports à leur domicile ou sur leur lieu de travail, notamment en milieu urbain mais aussi à la campagne, qu'il s'agisse de nuisances sonores routières (39 %), aériennes (14 %) ou encore ferroviaires (13 %). 

246 000 bâtiments classés en Points Noirs Bruit (Ademe)

Un point noir bruit (PNB) est un bâtiment dit « sensible » (habitation, établissement de santé ou d’enseignement) exposé à des niveaux sonores dépassant les valeurs limites réglementaires. L’Ademe (Agence de la Transition écologique) a recensé 246 000 bâtiments PNB en France métropolitaine répartis dans 480 quartiers. Le quatrième plan national de santé environnement prévoit des financements pour l’isolation acoustique de ces bâtiments PNB prioritaires.

900 000 franciliens exposés à des niveaux sonores dépassant les seuils réglementaires sur l’ensemble de la journée (Bruitparif, 2019)

En Ile-de-France, 900 000 personnes, serait ainsi exposée à des niveaux sonores dépassant les seuils réglementaires sur l’ensemble de la journée. Un chiffre qui ne baisse que de 4,2 %, soit 300 000 personnes, sur le même périmètre de nuit. Par ailleurs, plus de 500 000 personnes déclarent que ces bruits sont la source d’une forte baisse de la qualité de leur sommeil.

- 30% de personnes souffrant de troubles chroniques dus au bruit des transports d'ici 2030 (objectif de la Commission européenne, 2021)

L’Union Européenne (U.E) prend de nouvelles mesures pour lutter contre le bruit. L’un des grands objectifs du plan d’action «zéro pollution» de la Commission européenne est de réduire de 30 % la part des personnes souffrant de troubles chroniques dus au bruit des transports d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2017. Pour y parvenir, le nombre de personnes fortement gênées par le bruit dans l’UE devrait diminuer de 5,3 millions. 


Bruit routier

13 millions de Français sont exposés à des niveaux de bruit routier supérieurs à 55 décibels (Ministère de la Transition écologique, 2024)

Les premiers facteurs de nuisance cités par les Français sont la circulation et les voisins. Depuis la loi européenne de 2002 sur le bruit, l’élaboration de cartes de bruit est imposée aux gestionnaires d’infrastructures de transport (aérien, routier, ferroviaire) et à certaines agglomérations de plus de 100 000 habitants.

En France, 30 agglomérations ont réalisé des cartes de bruit pour identifier les zones où les populations sont les plus exposées au bruit. Durant la journée, 13 millions de personnes (soit 70 % de la population couverte par ces cartes) sont exposées à des niveaux de bruit routier supérieurs à 55 décibels. De nuit, le bruit routier supérieur à 50 décibels concerne 7,8 millions de personnes. 

39 % des Français subissent des nuisances sonores liées au trafic routier (Sénat, 2025)

45 % des Français se considèrent en effet exposés au bruit des transports à leur domicile ou sur leur lieu de travail, notamment en milieu urbain mais aussi à la campagne. Les nuisances sonores liées autrafic routier représentent 39 % d'entre eux (14% pour le trafic aérien et 13 % pour le trafic ferroviaire).

Source : Sénat. Rapport d'information fait au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable sur les nuisances sonores causées par les transports. 2025.

Il faudrait pouvoir réduire les niveaux sonores émis par le trafic routier de 53 dB (OMS, 2018)

L'OMS recommande de réduire les niveaux sonores produits en moyenne par le trafic routier à moins de 53 décibels (dB) Lden, et un seuil d'exposition au bruit nocturne à moins de 45 dB Lnight. Elle préconise aussi de réduire les niveaux sonores moyens produits par le trafic ferroviaire à moins de 54 dB Lden, et ceux nocturnes à moins de 44 dB Lnight. Pour le trafic aérien, les valeurs limites sont fixées à 45 dB Lden et 40 dB Lnight.

Le bruit a été divisé par deux sur le périphérique parisien (Apur, 2025)

Depuis la mise en place d’une voie réservée au covoiturage sur le périphérique parisien, et du passage à la limite des 50 km/h, les nuisances sonores, particulièrement la nuit, sont en baisse. C’est le résultat de l'atlas de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) pour la Ville de Paris, publié en juin 2025. 

Source : Apur. Suivi des évolutions du Boulevard périphérique d'octobre 2024 à août 2025. Septembre 2025.


Trafic aérien

14 % des Français subissent des nuisances sonores liées au trafic aérien (Sénat, 2025)

45 % des Français se considèrent en effet exposés au bruit des transports à leur domicile ou sur leur lieu de travail, notamment en milieu urbain mais aussi à la campagne. Les nuisances sonores aériennes représentant 14 % des nuisances. C'est moins que le bruit routier (39 %) mais plus que le trafic ferroviaire (13 %). 

Source : Sénat. Rapport d'information fait au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable sur les nuisances sonores causées par les transports. 2025

4,5 millions de Français gênés par le bruit des avions (Acnusa, 2025)

Dans son Plan stratégique 2026-2031, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) affirme que 6,6 % des français sont gênés par le bruit des avions. Cela représente environ 4,5 millions de personnes. Le trafic aérien est considéré comme la 2e source de bruit des transports en Île-de-France, derrière le trafic routier.

Source : Acnusa. Contribuer au développement d'une aviation durable, socialement acceptée et respectueuse des territoires. Plan stratégique 2026-2031.

Il faudrait pouvoir réduire les niveaux sonores émis par le trafic aérien de -45 dB en journée (OMS, 2018)

Afin de réduire les effets sanitaires négatifs liés au bruit environnemental du trafic aérien, l’OMS recommande de réduire les niveaux sonores produits par les avions à : 

  • < 45 dB Lden ;
  • < 40 dB Lnight la nuit.

Source : OMS. Environmental noise guidelines for the European Region. 2018.


Villes et territoires


Habitat, logement, construction

59 % des habitants de quartiers prioritaires subissent des problèmes d'isolation acoustique ou de nuisances sonores (Harris Interaction, 2024)

Les résultats de l’enquête ont montré que les Français sont généralement satisfaits de leur lieu de vie, indépendamment qu’ils soient de quartiers prioritaires ou non. 34% des Français disent rencontrés des problèmes acoustiques ou de nuisances sonores, contre 59% des personnes en QPV. Le logement est le premier levier de dépense pour les Français (32%) et les personnes en QPV (35%), devant l’énergie et l’alimentation.

40 % des futurs propriétaires placent l'absence de nuisances sonores comme priorité pour l'achat d'un logement (Qualitel, 2023)

Pour les propriétaires ayant changé de logement au cours des cinq ans, le type de bien est un critère indispensable pour 69 % des personnes à la recherche d'une maison. Il ne l'était que pour 39 % de ceux à la recherche d'un appartement, signe que vivre en appartement est majoritairement un choix par défaut.

Parmi les critères indispensables pour l'achat d'une maison, l'absence ou le peu de nuisances sonores figure à la quatrième place des priorités (40%), après le type de logement (69%), l'espace extérieur qu'il s'agisse d'un jardin ou d'un blacon (68%), et le prix (57%).

7 étudiants sur 10 sont gênés par le bruit dans leur logement (Union étudiante, 2023)

Un étudiant sur deux est touché par le mal logement. C’est le constat publié en novembre 2023 par l’Union étudiante, une fédération de syndicats et d’associations étudiantes. Parmi les étudiants les plus touchés figurent les femmes, les étudiants étrangers et les boursiers. Outre la présence de nuisibles et du froid, les étudiants souffrent de nuisances sonores. Les étudiants habitant chez leurs parents ne sont pas épargnés, d’autant plus que pour un tiers d’entre eux, il s’agit d’un logement contraint. L'Union étudiante réclame des mesures fortes du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des étudiants, notamment par la création de 150 000 logements Crous ou à caractère social et la réquisition de logements vacants. Elle propose enfin de mettre en œuvre un plan de rénovation thermique des bâtiments. Et acoustique ?  

40 % des habitants de logements sociaux sont gênés par le bruit (Reflex, 2023)

Une étude de 2024 réalisée par l’association REFLEX a interrogé les locataires de logements sociaux sur leur rapport au bruit, qu’il provienne du voisinage ou de l’extérieur. L’enquête démontre que malgré la forte gêne ressentie, les habitants d’HLM, se sentant impuissants, sont résignés à vivre avec. Un marqueur fort des inégalités sociales et sanitaires. Plus de 40 % des personnes interrogées lors de l’enquête disent être gênées par le bruit dans leur vie quotidienne. Et cette gêne est même avancée comme un motif de départ pour plus d’un tiers. « Il y a des gens qui sont partis de l’immeuble à la va-vite, parce qu’il y avait trop de bruit. »

Pour elles, ce sont d’abord les bruits intérieurs à la résidence qui sont source de nuisances. Les bruits considérés comme les plus gênants sont les bruits de voisinage, de manière globale à 82 %, et plus particulièrement les bruits de conversations (à 63 %), la musique/télé des voisins (à 55 %). Salons et chambre sont les pièces les plus fortement exposées au bruit, pour près des ¾ d’entre eux. Les parties communes sont elles aussi particulièrement exposées au bruit. Concernant les bruits extérieurs, la gêne provient principalement de la circulation routière, mais aussi de la présence nocturne de groupes soupçonnés d’activités de trafic illicite (deux-roues motorisés, cris, pétards, etc.). Sans surprise, la gêne se fait plus présente en soirée, entre 18 heures et 22 heures (41 %), lorsque l’immeuble est le plus habité. 20 % des personnes interrogées souffrent des effets du bruit sur leur sommeil. Toutefois, 7 % d’entre elles se disent victimes de nuisances sonores le matin ou l’après-midi.  


Les jeunes et le bruit

1 jeune sur 2 s'expose à des niveaux sonores dangereux (BMJ Global Health, 2022)

1 jeune sur 2 dans le monde s'expose à des niveaux sonores dangereux pour son audition en ayant des pratiques à risques.

42 % des enfants écoutent tous les jours de la musique avec un casque ou des écouteurs (CidB, 2026)

Beaucoup d'enfants fréquentent les concerts, les spectacles et les festivals avec leurs parents (79 %) et 59 % d’entre eux estiment que le bruit est trop fort dans ces lieux. Avec l’âge, ils vont s’habituer à ces niveaux sonores et ne vont plus s’en plaindre.

À la maison, 42 % des enfants écoutent tous les jours ou plusieurs fois par semaine de la musique avec un casque ou des écouteurs, et pour 19 % d’entre eux, la nuit !

Source : V. ROZEC. La prévention à l’école primaire : la perception de l’environnement sonore et les pratiques d’écoute de la musique. 2026.

1/4 des lycéens s'endorment tous les jours ou plusieurs fois par semaine avec de la musique dans les oreilles (CidB, 2026)

Une majorité des lycéens cumule des durées d’exposition importantes dans leurs loisirs avec un casque ou des écouteurs pour écouter de la musique (80 % plus d’1h par jour), jouer aux jeux vidéos (38 % plus d’1h par jour), écouter des podcasts ou des séries (44 % plus d’1h par jour), ou encore aller sur les réseaux sociaux (67 % plus d’1h par jour).

Les effets recherchés par les adolescents sont le défoulement à travers l’écoute de la musique (78 %) ou de masquer les sons non désirés en se mettant dans « une bulle » (83 %) avec des volumes forts ou très forts pour 62 % des lycéens interrogés. Plus d’un tiers ignorent les risques d’une écoute intensive à volume élevé (37 %) et 34 % des élèves n’ont pas intégré le côté irréversible de la perte auditive.

Près d’un quart d’entre eux (23 %) s’endort tous les jours ou plusieurs fois par semaine avec le casque ou les écouteurs. Seuls 16 % programment la fin de l’écoute.

À cette écoute nocturne, il faut rajouter les pratiques
d’écoute dans la journée au lycée comme au domicile. Les comportements de protection sont rares puisque seulement 38 % limitent le volume d’écoute et 13 % réduisent la durée d’écoute. Les messages de prévention doivent donc s’orienter sur les bénéfices d’une durée limitée d’écoute à des niveaux sonores raisonnables (« Pas plus 1h par jour à la moitié du
volume  »). Les lycéens fréquentent majoritairement les
concerts au moins une fois par mois (74 %) et 13 % y vont plusieurs fois par mois.

Source : V. ROZEC. Les lycéens, relais de la prévention dans leur filière professionnelle. écho bruit n°184. 2026.

10 % des lycéens portent des bouchons d'oreilles en concert ou en festival (CidB, 2026)

Les comportements de protection sont également plutôt
rares puisque 19 % des lycéens font des pauses au calme en concert, 28 % s’éloignent des enceintes et seulement 10 % portent des bouchons d’oreilles. Les messages de prévention doivent donc permettre aux élèves de faire des choix en faveur de leur santé auditive en concert en montrant l’intérêt de porter des bouchons d’oreille sans dégrader la qualité d’écoute.
Les élèves ont pourtant déjà souffert d’acouphènes (50 %), de pertes auditives (22 %) ou encore d’hyperacousie (40 %).

Face à ces symptômes, 66 % ont attendu que ça passe sans rien faire, 23 % des élèves ont consulté l’infirmière de l’Éducation Nationale, 7 % ont pris rendez-vous chez un médecin ORL et 4 % sont allés aux urgences. Il est donc important de rappeler que si les symptômes persistent au-delà de 48h, c’est une urgence médicale.

Source : V. ROZEC. Les lycéens, relais de la prévention dans leur filière professionnelle. écho bruit n°184. 2026.

6 % des 15-24 ans souffrent d'un trouble de l'audition (INSERM, 2023)

En France, selon l’Inserm, 6 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans souffrent de troubles de l’audition. Les causes de
cette perte auditive sont multiples: l’écoute prolongée de la musique à un volume élevé, mais aussi la fréquentation de lieux bruyants et l’absence de protection auditive, l’absence même de culture de la protection auditive quand cela serait nécessaire. Il faut rappeler qu’à partir de 80 dB, l’audition est déjà en danger et qu’à 120 dB, la douleur est là et le risque est certain.

60 % des cas de déficience auditive chez l’enfant pourraient être évités par des mesures de prévention (OMS, 2021)

Une grande partie des causes de la déficience auditive peuvent être évitées par des mesures de santé publique et des interventions cliniques mises en œuvre tout au long de la vie.

La prévention de la déficience auditive est essentielle tout au long de la vie, des périodes prénatale et périnatale au grand âge. Chez l’enfant, près de 60 % des déficiences auditives sont dues à des causes qui pourraient être évitées par des mesures de santé publique. De même, chez l’adulte, les causes de déficience auditive les plus courantes, comme l’exposition à des sons de forte intensité et les médicaments ototoxiques, sont évitables.

66 % des jeunes font le lien entre qualité sonore et santé auditive (Qobuz, 2024)

Une grande partie des causes de la déficience auditive peuvent être évitées par des mesures de santé publique et des interventions cliniques mises en œuvre tout au long de la vie.

La prévention de la déficience auditive est essentielle tout au long de la vie, des périodes prénatale et périnatale au grand âge. Chez l’enfant, près de 60 % des déficiences auditives sont dues à des causes qui pourraient être évitées par des mesures de santé publique. De même, chez l’adulte, les causes de déficience auditive les plus courantes, comme l’exposition à des sons de forte intensité et les médicaments ototoxiques, sont évitables.


Le bruit à l'école

62 % des élèves sont gênés par le bruit à l'école, particulièrement à la cantine (CidB, 2026)

62 % des élèves sont gênés par le bruit à l’école, particulièrement à la cantine (43 %), en classe (28 %), dans la cour de récréation (18 %) et dans les couloirs (11 %). Les bruits les plus gênants pour les élèves proviennent surtout de l’intérieur de l’établissement: le
bruit des camarades (49 %), des autres classes (25 %) et des passages dans les couloirs (10 %).

En fonction de l’âge, la gêne à l’école diminue :
77 % des élèves sont gênés par le bruit en classe à 7 ans, ils ne sont que 44 % à 10 ans. Les élèves plus âgés ont appris à vivre dans le bruit et ils ont développé leurs compétences cognitives ; autrement dit, avec l’âge, ils sont capables de développer leur attention sélective pour filtrer l’information pertinente.

Source : V. ROZEC. La prévention à l’école primaire : la perception de l’environnement sonore et les pratiques d’écoute de la musique. 2026.

2 élèves sur 5 voient leur temps d'apprentissage réduit à cause du bruit (PISA, 2022)

L’enquête PISA a révélé que plus de deux élèves sur cinq déclarent en France que le temps d’apprentissage est réduit en raison du bruit. Ces élèves mettent beaucoup de temps à commencer à travailler au début du cours (seulement un sur quatre en moyenne dans
les pays de l’OCDE).

Source : V. ROZEC. La prévention à l’école primaire : la perception de l’environnement sonore et les pratiques d’écoute de la musique. 2026

93 % des enseignants ressentent une fatigue quotidienne à cause du bruit en classe (Ecophon/OpinionWay, 2022)
Saint-Gobain Ecophon s’est penché sur les conséquences des nuisances sonores en milieu scolaire, en réalisant, en partenariat avec la Semaine du Son de l’Unesco, deux sondages OpinionWay auprès des élèves, puis des enseignants. Plus de 300 enseignants de niveaux différents (de la maternelle à l'enseignement supérieur) ont également été interrogés en décembre dernier. Les enseignants sont 66% à trouver leur classe trop bruyante et 69% à déclarer que le bruit est difficilement supportable dans les couloirs. Quasiment tous les enseignants ressentent de la fatigue, au moins de temps en temps (93%), pour 23 % d'entre eux tous les jours, ainsi que de l'irritabilité, du stress, des maux de tête, des troubles de la voix et de l'audition jusqu'à des problèmes de tension arterielle et de rythme cardiaque. 16 % des enseignants ont déjà été en arrêt maladie parce qu'ils souffraient de ces troubles. La salle des profs est également un lieu susceptible d'être bruyant (23%).
500 000 enfants européens souffrent d’une altération de leur capacité de lecture (AEE, 2024)

L’exposition au bruit des transports entraîne une altération de la capacité de lecture pour plus d’un demi-million d’enfants européens et des troubles du comportement pour près de 60 000 d’entre eux. Sur cette base, l’AEE estime que plus de 20 % des Européens sont exposés au bruit routier, ferroviaire ou aérien. Les enfants habitant ou étudiant dans les zones touchées par le bruit des transports ont généralement des résultats plus faibles, inférieurs à la capacité de lecture de la moyenne générale, et présentent des troubles du comportement.


Bruit au travail

1,8 milliards d’euros de coût social lié à la perte de productivité au travail (Ademe, 2021)

Dans les 147,1 milliards d’euros du coût social du bruit, 1,8 milliards d’euros sont liés à la perte de productivité au travail. 

Source

29 % des actifs souffrent de surdité en raison du bruit sur leur lieu de travail (ANA, 2025)

En France, plus de trois millions de salariés sont exposés sur leur lieu de travail, de manière prolongée, à des niveaux de bruit potentiellement nocifs pour leur santé.

Le bruit est reconnu comme cause de maladies professionnelles depuis 1963 (tableau n°42 des maladies professionnelles relatif à la surdité provoquée par les bruits lésionnels).

Cela représente un déficit d’au moins de 35 décibels mesurés sur les fréquences 500, 1000, 2000 et 4000 hertz.

20 % des travailleurs sont exposés au bruit (Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2025)

Plus de cinq millions de travailleurs sont exposés au
bruit. Cela représente plus de 20 % de l’ensemble des
travailleurs en France. Et un tiers d’entre eux est exposé à  un niveau lésionnel. Ces estimations issues d’une étude  menée par Santé publique France en 2019 et publiée cette année, sont les premières documentant l’exposition au bruit d’un point de vue global, détaillée selon le niveau de bruit, dans l’ensemble de la population des travailleurs en France, selon le statut du travailleur, et quel que soit son employeur.

En 2019, plus de 5 millions de travailleurs (5 334 860) étaient exposés au bruit (≥70 dB(A)Lex,8h), dont 35,8 % exposés à un niveau lésionnel (≥80 dB(A)Lex,8h). Les hommes représentaient 80% des exposés.

La famille d’activité professionnelle des travailleurs du bâtiment et travaux publics comptait le plus grand nombre de travailleurs exposés (1 319 630) et la FAP de la mécanique et du travail des métaux présentait la plus grande proportion de travailleurs exposés au bruit ≥70 dB(A)Lex,8h (77,9 %), mais également au bruit lésionnel (52,3 %).

Source : L. Delabre et al. « L’exposition professionnelle au bruit en France en 2019 », Bulletin épidémiologique
hebdomadaire, n° 6, 2025, p. 74-84.

Pour 91 % des professionnels de crèche, le bruit a un impact significatif sur leur santé (CidB, 2026)

Chez les professionnels de crèche, 91 % déclarent ressentir une répercussion du bruit sur leur santé en matière de fatigue (34 %), d’énervement, d’agacement (26 %), de maux de tête (19 %), de stress (16 %) ou d’acouphènes (5 %). 

42 % des professionnels observent chez les petits une plus grande nervosité ou irritabilité dans les environnements bruyants ; 20 % évoquent un sentiment d’insécurité, notamment lorsque les pleurs entraînent une contagion des pleurs. 20 % constatent une fatigue accrue chez les enfants, certains exprimant le besoin de se ressourcer au calme en mettant les mains sur les oreilles. Le bruit perturbe également la concentration, l’attention et parfois le sommeil.

Source : V. ROZEC. Constat et recommandations sur la gestion du bruit dans les crèches. 2026. 

56 000 heures de bruit dans la carrière d'un professionnel de crèche (SNPPE, 2026)

Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation, le
Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) met à disposition un livret explicatif avec des données concrètes sur la profession.

Le livret rapporte que les professionnels de la petite enfance sont soumis au long de leur carrière à 56 000 heures de bruit dans un environnement sonore dépassant les seuils recommandés, mais non reconnu comme pénible. « Cette exposition prolongée affecte non seulement l’audition mais aussi la fatigue cognitive, l’attention, la concentration et la disponibilité
émotionnelle », note le livret. Au total, le métier connaît une hausse de 44 % des maladies professionnelles, une
augmentation parmi les plus fortes de tous les secteurs féminisés.

Source : SNPPE. Livret « Les gestes invisibles ». 2026. 

1/3 des actifs souffrent d'acouphènes (Ifop-ANA, 2024)

Un actif sur trois souffre d’acouphènes. 64 % d’entre eux sont à risque élevé de burn-out (baromètre Ifop-ANA “Bruit et santé auditive au travail”, octobre 2024). 

34 % connaissent au moins un collègue concerné, Et 14 % de la population générale est touchée (Jarach et al., 2022).

92 % des salariés sont gênés par le bruit au bureau (Opinion Matters, 2015)

80 % des collaborateurs considèrent que leur environnement de travail les empêche de se concentrer. Ils sont 92 % à se sentir gênés par le bruit au bureau.

Source

Pour 76 % des travailleurs de la restauration, le bruit au travail a un impact sur leur santé (Ecophon/Opinion Way, 2022)

76 % du personnel de la restauration considère que le bruit au restaurant a des répercussions néfastes sur leur santé, provoquant fatigue, troubles de l’attention se traduisant par des difficultés de mémorisation et de compréhension, avec des risques d’erreur sur la commande ou sur la note.

Source

1/4 des professionnels de la musique ne portent pas de protections auditives (AGI-SON, 2023)

Une enquête nationale sur les publics de concerts de l’association AGI-SON, réalisée par Opale avec le soutien du Centre national de la musique, a interrogé les publics de concert et les professionnels sur leurs habitudes en 2023. Les professionnels de la musique sont 25 % à ne pas utiliser de protections auditives, bien que le Code du travail impose à l’employeur de mettre à disposition de leurs salariés des protections auditives individuelles adaptées. La diversité des statuts professionnels dans le milieu de spectacle (intermittents, indépendants...) ne permet pas toujours de financer ce genre d’équipements.


Bruits d'activités professionnelles, loisirs

65 % des français ont déjà renoncé à un restaurant à cause du bruit (Ecophon, 2023)

65 % des français affirment avoir déjà renoncé à un restaurant à cause du bruit. Ecophon a confié à l’Institut OpinionWay la réalisation d’un sondage portant sur les Français et le bruit dans les restaurants et cafés afin de mesurer leur perception auditive. Les résultats mettent en exergue la nécessité d’améliorer le confort acoustique de ces lieux.  

L’étude d’Ecophon a été menée auprès de 1300 personnes, composé d’hommes (48%) et de femmes (52%), ayant entre 18 ans pour les plus jeunes à 65 ans et plus pour les plus âgés. Etabli selon la méthode des quotas, le panel est constitué à la fois de personnes issues de catégories socioprofessionnelles supérieures (28%), de catégories populaires (29%) et d’inactifs (42%). L’ensemble de la population française est représenté avec des personnes venant de l’Ile de France (18%), du Nord-ouest (23%), du Nord-est (22%), du Sud-ouest (12%), et du Sud-est (25%), résidant dans des agglomérations de différente densité allant de la commune rurale à l’agglomération de 100 000 habitants et plus.  

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ne laissent pas de place au doute puisque 8% des interrogés affirment sans détour fuir les établissements trop bruyants. 75% sont désireux de calme dans les restaurants pour pouvoir apprécier leur repas et leur compagnie. 68% n’en attendent pas moins des cafés pourtant soumis à une forte affluence. Un phénomène qui s’explique par le fait que de plus en plus de personnes viennent aussi pour y travailler quelques heures. Même les bars, réputés pour être des lieux de fête sont concernés : 63% des sondés ont envie de pouvoir échanger sans être pollués par une mauvaise insonorisation. 

L’acoustique est un sujet qui doit être sérieusement pris en considération par les responsables d’établissements. La preuve en est, 65% des personnes interrogées affirment avoir déjà renoncé à un lieu de restauration à cause du bruit. Les plus récalcitrants boycottent les lieux à 53% quand les plus téméraires qui tentent une fois l’expérience jurent ne plus réitérer à 53%. L’intolérance au bruit pousse certains à quitter les lieux même une fois attablés (29%) ou pire encore, après avoir passé commande (16%). 94% reviennent volontiers dans un établissement ou le calme est roi. 



Bruit et biodiversité

Les pollutions, dont les pollutions sonores, constituent la 4e cause de régression de la biodiversité (IPBES, 2019)

Dans un rapport de mai 2019 publié par l’IPBES, la
Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, les pollutions, dont la pollution sonore, constituent la quatrième cause de régression de la biodiversité après la réduction des milieux naturels, l’exploitation des espèces et le changement climatique.

Source : IPBES. Mai 2019. 

89 % des européenns favorables à un océan plus silencieux (IFAW, 2026)

Une enquête Ipsos menée dans cinq pays européens pour l'ONG IFAW révèle un fort soutien des citoyens européens en faveur de mesures visant à réduire la pollution sonore sous-marine, une menace majeure pour la vie marine. 89 % des européens interrogés estiment qu'il est urgent d'agir et 84 % soutiennent une réduction de la vitesse des navires pour limiter le bruit sous-marin.

Source : Les Européens soutiennent des actions visant à rendre notre océan plus silencieux et protéger la vie marine - 20 mai 2026 - IFAW.

Les océans seront 5 fois plus bruyants en 2100 (Université de Wageningen, 2023)

Les changements de température des océans influent sur la façon dont le son se propage sous l’eau. C’est le résultat d’une étude publiée en octobre 2023 dans le journal Environnemental Science par des chercheurs.

Par la modification de la structure thermique des océans et la diminution du pH de l’eau, ce phénomène affecte la propagation du bruit. En effet, l’acidification de l'eau diminuera l’absorption acoustique aux basses fréquences (<10 kHz), améliorant ainsi la propagation du son à longue portée. La fluctuation de température a également un impact sur les océans puisqu’elle accélère la vitesse du son, entraînant la création ou la disparition de conduits sonores dans lesquels le son peut se propager sur de grandes distances, notamment le bruit des navires (distances supérieures à 500 kilomètres). L’eau de surface plus froide crée un « canal sonore séparé », qui permet au son de parcourir de plus longues distances. La modification des courants marins, et notamment de la circulation méridienne de retournement atlantique (ou « Amoc »), pourrait par conséquent jouer sur l’évolution de l’environnement sonore de la faune sous-marine. 

Dans les régions les plus affectées telles que l’Atlantique Nord, le niveau sonore sous-marin pourrait augmenter de sept décibels jusqu’à 200 mètres de profondeur, ce qui représente un véritable désastre écologique, selon les scientifiques. 

Une question sur le bruit ?