Suite à l'avis défavorable voté par le Conseil National de l'Habitat (CNH), l'UFME interpelle vigoureusement le Gouvernement pour maintenir l'aide MaPrimeRénov' monogeste dédiée au remplacement des fenêtres. Une réforme qui, en plus de freiner la rénovation énergétique et d'alourdir le budget des ménages, écarterait une occasion majeure d'améliorer l'isolation acoustique vis-à-vis de l'extérieur.
Un signal fort des acteurs du logement contre la suppression de l'aide
Le projet de suppression de MaPrimeRénov' par geste pour le remplacement des fenêtres vient de subir un sérieux coup d'arrêt. En rejetant cette mesure, le Conseil National de l'Habitat (CNH) a adressé un message sans équivoque aux pouvoirs publics. Pour l'Union des Fabricants de Menuiseries (UFME), cette prise de position unanime des instances de concertation représente un signal politique que le Gouvernement ne peut ignorer.
Dans un courrier adressé le 22 juillet 2026 au Ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, le président de l'UFME, Laurent Demasles, a rappelé les risques majeurs d'une telle suppression : ralentissement de la dynamique de rénovation des logements et pression accrue sur le pouvoir d'achat des ménages français.
Les multiples bénéfices du remplacement des fenêtres
Au-delà de son rôle de premier rempart contre les passoires énergétiques — alors que près de 30 % des logements français disposent encore de simple vitrage —, le changement des fenêtres constitue une occasion précieuse d'améliorer significativement l'isolation acoustique vis-à-vis de l'extérieur. Dans les zones urbaines ou exposées aux nuisances sonores, cette intervention allie ainsi confort thermique (été comme hiver) et bien-être phonique quotidien.
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Porte d'entrée de la rénovation : 40 % des propriétaires débutent leur parcours de travaux par le remplacement des fenêtres, et 71 % poursuivent ensuite avec d'autres performances énergétiques.
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Soutien à l'économie nationale : 90 % des fenêtres posées en France sont fabriquées sur le territoire, soutenant des milliers de PME et d'ETI industrielles.
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Rentabilité budgétaire : Pour une aide publique moyenne comprise entre 50 et 100 € par fenêtre, l'État récupère environ 285 € en cotisations sociales et prélèvements fiscaux.
Alors que l'avis du CNH offre une opportunité au Gouvernement de conforter une politique pragmatique et plébiscitée, l'UFME appelle solennellement à l'abandon de cette réforme pour préserver à la fois la filière industrielle et les parcours de rénovation progressive des ménages.